21-04-07

Gedicht (3)

L'heure exacte

A Valentine Hugo.

L'heure exacte marque la rage
Aux dents de singe
Vingt-quatre couchera de soleil
Sur un horizon ridicule
Vingt-quatre couchers de province
Aux joues exquises
Ont fini de délibérer

Et mille lieues de fuite à débrider
Rayon maigre innocent
Et la spirale de lanières qui s'écroule
Au seuil des plaies au seuil du baume

Mal funèbre mal d'encre
Caché par des doigts purs
La glaise de l'automne alourdit le feuillage
Le cheval arrivé ne dépassera pas
La corde pour se pendre
L'horloge enfarinée dit l'heure du départ
Mais elle est arrêtée.

- 1937 -

(Paul Eluard)


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19-03-07

Gedicht (2)

Vandaag terug een gedicht van Paul Eluard. Opnieuw een gedicht over de liefde, daar zit wel een reden achter die ik hier lekker niet ga vertellen ;p .. Hopelijk genieten jullie ervan :)

L'amoureuse

Elle est debout sur mes paupières
Et ses cheveux sont dans les miens,
Elle a la forme de mes mains,
Elle a la couleur de mes yeux,
Elle s'engloutit dans mon ombre
Comme une pierre sur le ciel.

Elle a toujours les yeux ouverts
Et ne me laisse pas dormir.
Ses rêves en pleine lumière
Font s'évaporer les soleils,
Me font rire, pleurer et rire,
Parler sans avoir rien à dire.

- entre 1914 et 1921 -

13:49 Gepost door Bart in Paul Eluard | Permalink | Commentaren (2) |  Facebook |

12-03-07

Gedicht (1)

Vandaag heb ik niet veel te zeggen en daarom laat ik het gezegde voor wat het is :) .. Dus geef ik je hier een gedicht van één van mijn favoriete dichters, namelijk Paul Eluard. Ik behoud de originele Franse tekst omdat ik vind dat het totaal niet mooi is wanneer men het in het Nederlands weergeeft. Dus mijn excuses aan diegene die minder in Frans zijn maar daar hebben ze namelijk de woordenboeken voor uitgevonden :)

Je t'aime

Je t'aime pour toutes les femmes que je n'ai pas connues
Je t'aime pour tous les temps où je n'ai pas vécu
Pour l'odeur du grand large et l'odeur du pain chaud
Pour la neige qui fond pour les premières fleurs
Pour les animaux purs que l'homme n'effraie pas
Je t'aime pour aimer
Je t'aime pour toutes les femmes que je n'aime pas

Qui me reflète sinon toi-même je me vois si peu
Sans toi je ne vois rien qu'une étendue déserte
Entre autrefois et aujourd'hui
Il y a eu toutes ces morts que j'ai franchies sur de la paille
Je n'ai pas pu percer le mur de mon miroir
Il m'a fallu apprendre mot par mot la vie
Comme on oublie

Je t'aime pour ta sagesse qui n'est pas la mienne
Pour la santé
Je t'aime contre tout ce qui n'est qu'illusion
Pour ce coeur immortel que je ne détiens pas
Tu crois être le doute et tu n'es que raison
Tu es le grand soleil qui me monte à la tête
Quand je suis sûr de moi.

- 1950 -

14:07 Gepost door Bart in Paul Eluard | Permalink | Commentaren (9) |  Facebook |